Genre, ma vie.

Des histoires de ma vie de tous les jours principalement destinées à mes proches.

06 novembre 2007

Mes voisins les oufs, la suite

Hier, j'avais commencé à vous parler des nombreux voisins oufs que nous avons subit depuis que nous vivons ensemble. J'allais donc vous parler de ceux que nous surnommions Johnny et Laetitia. Nous les avions tout de suite captés car il passait ses weekends à bricoler sa voiture dans la cour, en marcel et short, tout en écoutant de la makina. Les premiers mois ou nous étions là, ils recevaient régulièrement des petits groupes de ces crétins louches qui forment une belle part de la population de Meung. Ces types venaient à toute heure du jour ou de la nuit, restaient cinq minutes en général, rôdaient dans la cour quand Johnny n'était pas là, bref, ça nous rappelait bien nos RMIstes dépressifs de Tours.

Puis nous avons emménagé à Azay et nous avons de nouveau retrouvé un couple de jeunes beaufs visiblement typiques du monde rural. Nous les avions surnommés Jacky et Jacqueline. Au début nous nous étions là, dès qu'elle travaillait, il passait ses journées à écouter du mauvais rap US hyper fort, c'était assez gavant. Il descendait toutes les heures fumer sa clope tout en lisant un journal (au choix : Le Détective, Choc ou Guts). Elle, on ne la voyait presque pas, mais dans l'ensemble, ils disaient à peine bonjour et nous n'avons jamais parlé avec eux.

Maintenant, ils sont partis après s'être brouillés avec les proprios et nous avons de nouveaux voisins. Allez, promis, ce coup-ci on essaiera d'être sympa et de ne pas tout de suite nous braquer contre eux !

++

fred

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05 novembre 2007

Mes voisins les oufs

Nous avons de nouveaux voisins ! Je ne sais pas du tout comment ils seront, mais en attendant, je peux vous parler plus librement de ceux que nous avons pu subir avant...

Tout commence pour nous dans notre premier appartement, à Clermont-Ferrand avec un couple violent, malheureusement parents d'une petite fille âgée de quelques mois à peine. Ces deux là habitaient juste au dessus de chez nous et nous étions donc aux premières loges pour entendre tous les détails de leurs prises de bec qui dégénéraient habituellement en engueulade puis en baston. Quand il rentrait tout bourré, elle l'attendait et lui pétait la gueule, je me souviens encore qu'il hurlait "pitié chérie, arrête, non non non aaaaaah" des gros buits de meubles qu'on renverse, de la vaisselle qu'on casse etc. Un jour c'est vraiment allé trop loin, j'ai appelé les keufs et il a fini en zonzon. Un mois après, il est revenu avec une hache, il a défoncé la porte d'entrée de l'immeuble et a tenté de rentrer dans son appart. Les flics l'ont cueilli de nouveau et on ne l'a jamais revu.

[la suite plus tard, je vais mater cold cases]

[quelques épisodes de cold cases et un bébé couché plus tard]


Nous avons ensuite emménagé à Tours, quartier Blanqui. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un des vieux quartiers délaissés de Tours. La ville est globalement très calme, mais comme dans toutes les villes anciennes, les vieux quartiers sont un peu zone. Nous habitions au premier étage d'une maison moderne (ou médiévale, mais j'en doute quand même) au dessus de nous vivait une étudiante sans soucis, et en dessous vivait un couple de RMIste ultra zone. Marie et moi étions au RMI aussi à l'époque, je tiens à dire que ce n'est pas une excuse pour être sale et bourré du matin au soir... Nos braves voisins, qui occupaient donc le rez-de-chaussée de la maison passaient leurs après-midi et leurs nuits accoudés à leur fenêtre, vendant du shit directement dans la rue, comme s'ils tenaient un petit comptoir. ça attirait une sacré faune, ils ont fini par arrêter, mais lui buvait toujours et elle fumait pet sur pet. Ils ne se battaient pas, mais s'engueulaient terriblement et finissaient toujours par pleurer tous les deux dans les bras l'un de l'autre. Au final, ça ne me faisait pas rire du tout, j'avais de la peine pour eux...

Puis nous avons migré vers le Loiret (zone à éviter, petit conseil), ou nous occupions un appart donnant sur une petite cour privée. Nous la partagions avec les locataires de trois autres logements, et quand nous sommes arrivés, il y avait des gens très normaux mais surtout un jeune couple et leur fillette de un an. Je n'ai jamais su leur nom, mais nous les surnommions Johnny et Laetitia.

[fatigué, la suite demain j'espère]

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13 novembre 2006

Pub irlandais et coca-cola

À une époque, Marie et moi avions nos habitudes dans un célèbre pub irlandais de Tours. Nous y allions chaque jour, parfois plusieurs fois par jour, et nos amis y trainaient souvent aussi, nous connaissions bien les barmen, bref nous étions de habitués. Il m'arrivait à cette époque de commander parfois un coca au lieu de mon demi habituel, mais très vite les petites bouteilles en verre ont été remplacées par des bouteilles de deux litres en plastique et le coca n'était pas toujours de première fraicheur, disons parfois qu'il n'y avait plus une bulle.

À cette époque aussi, je jouais aux jeu de rôles, à Cops précisément, avec entre autre un des barmen, qui était très roleplay : il jouait un homme laconique et taciturne, et en jeu, ça se ressentait bien, il ne se réveillait que pour jeter les dés.

Un jour, je vais au bar passer les commandes, et avant de demander un coca, je lui demande si la bouteille n'est pas presque vide, si le coca n'est pas éventé, et il me réponde que non-non, la bouteille est pleine, il vient juste de l'ouvrir et qu'il n'y a pas de problèmes. Comme je l'imagine honnète (après tout, c'est presque mon pote : on fait des JDR ensemble) je le crois et je commande un coca. Mal m'en a pris, il m'a servi un fond de bouteille, et j'ai eu droit à un sirop sucré sans aucune bulle...

Moralité : j'évite désormais d'avoir confiance en des gens qui ont des choses à me vendre.

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11 septembre 2006

Il y a cinq ans...

Il y a cinq ans pile, je me souviens, c'était l'après-midi, j'étais à La Lycorne avec Jérôme et Julien. Jéjé est allé à la libraire Faeries voir si une nouvauté qu'il avait commandé était arrivée. Et il était bien arrivé quelquechose, mais pas ce que Jérôme attendait...

"Vite, Robert, allume la radio, c'est la guerre !"

Robert a allumé la radio et oui, c'était la guerre. La situation était très confuse, les deux tours jumelles avaient été frappées par des avions pilotés par des kamikaze, et les autorités aériennes américaines affirmaient avoir perdus au moins sept autres avions en vol, dont une partie pouvait avoir été détournée.

Je suis allé chercher Marie au lycée, elle rentrait en terminale à l'époque. On était tous les deux stupéfaits de ce qui se passait. Pas que tous les deux. Tout le monde semblait stupéfait, abassourdi. À ce moment là, on ne savait pas encore qui était derrière tout ça, il était possible que les groupes de terroristes d'extrême droite qui avaient déjà endeuillé l'Amérique soient les responsables de ces attentats...

Le soir, nous sommes allés au ciné, probablement voir Dommage Collatéral ou un autre film d'action dans le genre. Avant la séance, au lieu de la musique diffusée habituellement, nous avions une radio d'information qui relatait cette incroyable journée du 11 septembre 2001. Tout le monde était centré sur les événements, et nous savions que cela influencerait le cours de l'histoire. À la radio, un journaliste interrogeait l'auteur d'un obscur livre de théorie conspirationniste, Les Sept prophéties de l'apocalypse.

"Vous pensez donc que la fin du monde est proche ?"
"J'en suis convaincu, d'ailleurs, mon livre montrait que de tels événements se préparaient."

Ces attentats allaient être une mine d'or pour bien des politiciens, mais aussi pour les conspirationnistes de tous poils et autres adeptes de la théorie du complot. En tout cas, le monde avait changé...

Quelques jours après, je faisais ma rentrée à l'IUT métiers du livre de Bordeaux III. Au premier cours d'anglais, nous avons étudié un article de journal : The day the towers collapsed.

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21 avril 2006

Juif !

Je ne connais pas personnellement de juifs. En fait, si, j'en connais un, mais si on nous met cote à cote, c'est plutot à moi qu'on donnerait le pyjama rayé et à lui qu'on offrirait le costume feldgrau. Et oui, avec mes cheveux sombres et bouclés, mes doigts longs, mon nez crochu et mon nom de famille bizarre, je correspond pas mal avec le juif de l'imagerie populaire raciste... Alors que le seul homme que je connaisse et qui soit de confession juive est lui blond aux yeux bleus.

Pourtant, dans la tête du Français moyen, qui ne connait sûrement pas de juifs, il semble assez évident qu'on peut reconnaitre un juif rien qu'à sa tête. Quand j'étais petit, une vieille dame m'avait dit "on sait que Patrick Burel est juif à cause de son nez". Et moi qui allait au cathé à l'époque, j'avais été choqué, car j'avaix vraiment choisi l'engagement dans l'Eglise catholique, et je pensais sincèrement que pour les autres confessions il en était de même. Je ne voyais pas le rapport avec le nez. Disons que je trouvait ça carrément raciste, d'autant plus que j'ai été fourni du même type d'appendice nasal.

En primaire, puis au collège, je crois que je ne savais rien des juifs, ni qui ils étaient, ni rien sur eux. Ils étaient un peuple mythique de l'antiquité et leur plus célèbre représentant me semblait être Jésus. Et puis je suis rentré en seconde, et là je me suis lié d'amitié avec des camarades de classe. L'un d'entre eux, d'origine espagnole, avait une forte conscience politique, et nous parlions beaucoup de politique, de société et de religion. Il se prétendait athée, mais était particulièrement superstitieux, et j'ai vite compris au fil des conversations que son athéïsme se doublait d'une haine de la religion, du fait religieux, des croyants, du culte et des rites. Mais pourtant, il me savait croyant et me remettait peu en cause. A force de parler avec lui, j'ai compris que l'héritage laissé par l'Eglise catholique en Espagne (de l'inquisition à la phalange) l'avait mené à une haine du christianisme et du catholiscisme.

Un jour, nous parlions un peu de ça, et je ne sais plus comme c'est venu, mais je lui ai dit quelque chose qui signifiait que j'étais catholique, mais qu'il ne fallait pas me mettre dans le même sac que Torquemada. Ce à  quoi il a répondu par "Ah bon, tu n'es pas Juif ? J'ai toujours cur, avec tonnom bizarre, et puis ta tête enfin tu vois...". De la part d'un type qui jouait à l'antiraciste aux MJS et qui se plaignait de la discrimination dont les supposés-étrangers (comme lui) pouvaient être victimes, je trouvait ça incroyable qu'il ait pu me juger simplement à ma gueule pendant plusieurs mois.

Cet épisode passé, mes années de lycée ont continué, et des petits quiproquois ont continué quand j'étais à la fac, mais les plus grand sont venus lors de mon stage à Prague. Là bas, j'ai vécu un mois dans un appart sur Mlynarska, une rue près de Bila Labut dans Praha Jedna. Mon stage ne me prenant que mes matinées du lundi au jeudi, j'avais énormément de temps pour flaner et je passais mes journées et mes nuits à errer dans la ville. Un jour alors que je visitais Josefov (le quartier juif) je passais près de la très vieille synagogue. Là, deux jeunes Juifs en costumes traditionnels des communautés juives d'Europe centrale (avec la coiffure et tout et tout) m'ont abordé en anglais pour me dire en substance "Hé toi, salut ça va ? On vend des bougies pour demain, tu nous en achètes ?" Etonné qu'on me prenne pour un touriste, je répondais en tchèque que ça allait très bien et que je ne comprenais pas trop ce qu'ils me voulaient. Mes compétences dans cette langue restant assez limitée, la conversation s'est poursuivie en anglais. "Et bien on vend des bougies ! Pour demain ! (comme s'il était évident que demain tout le monde aurait besoin de bougies) On les vend au bénéfice d'une association charitative." moi de répondre "Mais pourquoi acheter des bougies ?" ils eurent soudain un air particulièrement stupéfait : "Tu n'es pas Juif ?! Demain c'est Shabbat, et nous n'allumons pas la lumière, c'est pour ça qu'on vend des bougies." A ma seule gueule, ces deux gars m'avait jugé assez juif pour me vendre des articles religieux. Dingue !

Ma vie à Prague suivait son cours. Je rencontrais des gens, dont un Tchèque nommé Benjamin et la fille dont il était amoureux sans l'avouer mais c'était trop flagrant, une Russe nommée Maria. Un soir ou nous nous promenions sur Dlouha Trida, nous avons bifurqué par le quartier juif pour rejoindre les bords de la Vltava,e t nous sommes passé devant Stary Jidovsky Hrbitov, le vieux cimetierre juif. Je me prend donc à leur raconter cette anecdote, avec les deux juifs qui m'ont accosté. Et quand j'ai fini mon histoire, ils me dirent en coeur presque : "Quoi ! tu n'est pas Juif ! On en était presque sûrs pourtant !" ce qui me perturba encore plus. Etais-je Juif sans le savoir ? Est-on Juif parceque les autres vous désignent ainsi ? Cela avait-il un rapport avec cette aïeule dont je ne me souviens plus vraiment du nom et qui s'appelait Rachel Zielberstein ou Judith Goldenberg ? J'ai toujours cru que c'étaient des noms allemands...

Au bout d'un mois j'ai du quitter le coeur déchiré cette ville et ce pays que j'aime tant pour rejoindre le pays des Le Pen, Sarközy, Pierre Laval et autres... Ces histoires juives me perturbaient, après tout, les deux hommes que j'admirent le plus sont Sigmund Freud et Albert Einstein, Juifs tous deux ! Dans le car, m'ennuyant ferme, j'en vient à parler à deux jeunes femmes pas du tout accortes, mais bavardes. Lors d'une pause, elles me racontent leurs aventures à Prague et me disent "On a été dans le quartier juif, mais on a pas visité les musées, c'est vraiment trop cher. Mais tu noteras que c'est normal que ce soit cher : c'est des Juifs !" J'étais scié. Mon air outré a du les perturber, et elles se sont empressé d'ajouter : "Ah, mince tu es sûrement Juif, dans ce cas, si t'es juif, on est désolées pour toi." J'était horrifié. "enfin, hie,e uh, c'est pas ce qu'on voulait dire, euh tu comprends ?". J'ai dit oui oui, et je crois que je ne leur ai plus dit que des banalités.

Avec le recul, c'est histoires juives m'amusent, même si certaines anecdotes m'effraient, et j'aime maintenant entretenir la confusion, laisser entendre que je suis Juif, certains même y ont cru longtemps, peut-être d'autres y croient encore. Peut-être suis-je Juif en fait...


Fred

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14 avril 2006

Brocante de 2005 à Saint Cyr

En octobre 2005, David et Stef, Titus et a2, Marie et moi-même avons tenu tous les six un stand à la brocante de Sain-Cyr-sur-Loire. Nous y avons vendu toutes sortes de vieux objets, glanés à différents endroits, mais surtout un machin étrange dont personne n'a sur nous expliquer l'origine ou le rôle. Si mes bons lecteurs pouvaient m'éclairer à ce sujet...

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Posté par Fredriech à 23:26 - Souvenirs, souvenirs - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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