07 mars 2006
Une journée qui promettait d'être banale
Le mardi, c'est pour moi le jour de la reprise du travail. Les horaires sont cools, les lecteurs absents, et je peux me concentrer sur le travail interne, comme le catalogage des livres, la sélection de sites internet, la veille documentaire, la préparation de mes accueils de classes et la maintenance du système informatique. C'est vraiment une journée que j'aime, je passe mon temps sur mon ordinateur, sans avoir à sans arrêt surveiller ce qui se passe sur les PC publics, ni à avoir à supporter ce que je supporte pendant les horaires d'ouverture de la bibliothèque. Bref, c'est une bonne mise en jambe pour la semaine.
Et ce matin, en allant guillerettement sur mon lieu de travail, je suis arreté par un femme en voiture qui cherche sont chemin. Cette brave dame BCBG cherchait la mairie, ce que j'ai pu lui indiquer aisément. Je m'appretais à reprendre mon chemin, quand la voiture qui la suivait se stoppa et que la femme tout aussi classe qui la conduisait me hélait pour que je l'aide à son tour dans son trajet. Malheureusement pour elle, le lieu ou elle se rendait (une des écoles du bourg) m'était inconnu, et je ne put que vaguement l'aider, sauvant tout de même mon honneur de mâle viril qui sait toujours son chemin.
Ma journée de travail fut assez banale, si ce n'est qu'un détail de l'emploi du temps de mes collègues me troublait : l'une d'entre elle recevait le matin même une poétesse dans une des écoles du bled, celle-là même ou cette femme que j'avais guidée se rendait... et en effet, le soir, avant de partir, je vis mes chères collègues en compagnie de cette dame, qui regrettait d'ailleurs que je ne sois pas monté avec elle dans sa voiture afin de la guider là ou elle le souhaitait. Oh, ce n'est pas que je n'aurais pas aimé m'exécuter, mais connaissant si peu le bourg, ses sens uniques et ses étrangetés, que j'ai préféré ne pas me ridiculiser et éviter qu'elle me propose ceci. C'est peut-être pour ça que je me suis vite éclipser ce matin là quand elle m'a demandé son chemin...
Cette coincidence, comme je les aime, apporta un peu de lumière dans cette journée grise, pluvieuse, qui fut surtout marquée par le malaise inquiétant dont fut victime une de mes collègues qui quitta La Monnaye en ambulance. Je ne vous détaille pas l'affaire, comme on pourrait dire, cela ne nous regarde pas...
Sur cette note pas joyeuse, je vous laisse.
Fred
















